Choisir sa mouture selon la méthode d’extraction

On accuse souvent le café d’être trop amer ou trop fade alors que le vrai coupable est la mouture. La taille des particules commande la vitesse à laquelle l’eau extrait les arômes : trop fine, elle sur-extrait ; trop grossière, elle sous-extrait.
Une mouture par méthode
La règle est simple : plus le contact eau-café est court, plus la mouture doit être fine. L’espresso, qui n’extrait qu’en 25 secondes, réclame une mouture fine, proche du sel fin. La cafetière filtre et le V60 demandent une mouture moyenne, de la texture du sable. Le piston (French press), qui laisse infuser quatre minutes, veut une mouture grossière, comparable à du gros sel. La moka italienne se situe entre l’espresso et le filtre.
Reconnaître une mauvaise mouture
Un café amer, âpre, qui assèche la bouche est souvent sur-extrait : la mouture est trop fine ou l’eau trop chaude. Un café acide, plat, aqueux est sous-extrait : mouture trop grossière ou temps trop court. Corrigez d’abord la mouture d’un cran avant de toucher au reste.
Moudre à la demande
Le café moulu perd l’essentiel de ses arômes en quelques jours, car sa surface exposée à l’air est immense. Si vous le pouvez, moudre juste avant l’extraction change radicalement la tasse. À défaut, commandez votre café moulu au grammage et à la méthode voulus, et conservez-le à l’abri de l’air.
À retenir
Accordez la mouture à votre méthode avant tout autre réglage. C’est le levier le plus puissant, et le moins coûteux, pour transformer une tasse quelconque en un vrai café.